Autour des palombes

Famille : Accipitrinés.

Répartition géographique : Européenne. En Belgique, il est concentré au sud du sillon Sambre et Meuse.

Description : long de 55 à 65 cm (le mâle est plus petit que la femelle) pour un mètre d'envergure, le dos est gris bleu, le dessous clair est finement barré de gris brun, la calotte est foncée et les sourcils sont clairs striés de gris. La forme globale de l'oiseau est "fauconoïde" pour la taille d'une buse. 

Longévité : N/A.

Habitât : le territoire de chasse est de l'ordre de 10 à 15 km²  mais son territoire vital est de l'ordre de 4000 hectares. Principalement sur les grands massifs forestiers avec clairières et prairies calmes.

Reproduction : Il construit son nid dans la cime d'un feuillu, hêtre ou chêne. La femelle pond 4 œufs bleu-vert tachetés. L'incubation dure 38 jours. 

Alimentation : 90% d'oiseaux dont un maximum de pigeons, le reste étant des corvidés, des petits oiseaux ou même des petits rapaces. Les 10% restants sont composés de petits mammifères (lapins, écureuils, mulots).

Prédateurs : l'homme, les prédateurs terriens (renard, chien)

Divers : En 2000, on comptait 350 à 450 couples. Il est en légère régression.

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Bergeronnette grise


Chant ou cri ...

Famille : Motacillidés

Répartition géographique : Il existe plusieurs sous-espèces de Bergeronnette grise qui se répartissent en Europe. La sous-espèce la plus fréquente chez nous est la sous-espèce alba qui est partiellement migratrice. Chez nous, on peut néanmoins l’observer toute l’année (elle hiverne sans problème sous nos latitudes). En hiver, les Bergeronnettes grises se rassemblent dans des arbres ou des arbustes pour passer la nuit en groupe (emplacements appelés dortoirs).

Description : Comme toutes les bergeronnettes, la Bergeronnette grise possède de fines pattes et une queue particulièrement longue toujours en mouvement (elle est également appelée hochequeue gris). Chez la sous-espèce la plus présente dans nos contrées, le pourtour du bec et le ventre sont blancs, les plumes du dos sont grises et la gorge est noire. Les autres espèces de bergeronnettes présentes chez nous possèdent des plumes jaunes. La Bergeronnette grise est opportuniste et les milieux qu’elle occupe sont variés tant en ville qu’à la campagne : jardins, toits de maisons, rives de cours d’eau, champs et prairies, abords de chemins de fer, ... Le cri est un tchiri répété et mélodieux.

Longévité : 10 ans

Habitât : Sans être vraiment liée à l'eau, la bergeronnette grise vit souvent près d'elle. elle apprécie aussi les zones dégagées à végétation basse. On la voit souvent dans les prés, le long des routes et dans les parcs et jardins. Elle se pose volontiers sur les bâtiments. En hiver, surtout pendant les périodes de climat rigoureux, la bergeronnette grise recherche parfois les bâtiments chauffés tels que les immeubles, les hôpitaux ou les usines.

Reproduction : La saison de nidification  de la bergeronnette grise dure d'avril à août et bat son plein entre fin avril et mi-mai. De nouveaux couples se forment chaque année. Le mâle établit d'abord son territoire puis courtise une femelle. Plusieurs mâles peuvent se quereller pour la même femelle. Chacun des rivaux renverse la tête en arrière afin d'exhiber sa bavette noire et la femelle désigne le vainqueur. Le couple passe quelques jours ensemble avant de s'accoupler. La bergeronnette grise fait son nid dans un trou ou une anfractuosité, dans des sites comprenant falaises, bâtiments, fourrés  et même dépotoirs. Le nid est parfois installé dans un trou du sol ou dans le vieux nid d'une autre espèce. Il est bâti par les deux partenaires mais la femelle fait le plus gros du travail. Constitué de ramilles, de tiges, d'herbes, de radicelles, de mousses et de feuilles, il est garni de poils, de laine et de plumes. La femelle pond cinq ou six œufs, deux ou trois fois dans la saison. Les œufs, lisses et brillants, sont blancs, gris ou  blanc bleuté et tachés de gris, de brun-gris ou de brun. L'incubation dure une quinzaine de jours et elle est plus assurée par la femelle que par le mâle. Les jeunes couvés par la femelle durant les cinq premiers jours, sont nourris par les deux adultes. Ils quittent le nid au bout de deux semaines. Le couple accompagne le premier qui se lance, puis l'un des adultes revient au nid pour encourager le reste de la nichée à suivre son exemple.

Alimentation : Les bergeronnettes se nourrissent exclusivement d’insectes. La Bergeronnette grise se nourrit au sol

Divers : Migrateur. Hivernant. Espèce protégée.

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blaireau

Famille : Carnivore de la famille des Mustélidés.

Répartition géographique :  toute l'Europe continentale hormis la Scandinavie. En Belgique, il s'est raréfié suites aux campagnes de gazage contre les renards. Il se cantonne principalement au sud du sillon Sambre et Meuse. On le signale en forêt de Soigne et à Nivelle ainsi qu'à la montagne St Pierre.

Description : Silhouette pataude évoquant l'ours, sa longueur tourne autour de 65 à 70 cm pour un poids variant de 12 à 15 kg (la taille et le poids de la femelle sont plus petit). Les deux sexes sont semblables, la tête est fine, taillée en pointe, aux oreilles courtes et arrondies. La gorge, l'extrémité des pattes, le ventre sont noirs. La tête est blanche avec une bande noire sur l'arrière de l'oreille et l'encadrement de l'œil. Le reste du poil est bicolore blanc – noir/brun. Les pieds sont nus, munis de 5 doigts garnis de griffes capable de creuse ou de dilacérer

Longévité : 10 à 15 ans.

Habitât : l'animal est grégaire, vivant en colonie de maximum 20 individus sur un territoire bien défini. Il est nocturne et passe sa journée au terrier qu'il partage avec le lapin ou le renard. Les sorties sont crépusculaires. Le rythme est ralenti en hiver bien que l'animal n'hiberne pas. Il est très discret.

Reproduction : La maturité sexuelle est atteinte vers 1 an, l'accouplement se déroule de janvier à mars et mai à juin (seconde période d'ovulation). La mise bas se déroule en février pour la plupart des sujets, y compris pour les animaux saillis en mai par phénomène de nidation différée dans l'utérus. La portée est de 2 à 7 jeunes, 3 de moyenne. Le sevrage s'effectue au bout de 3 mois d'allaitement.

Alimentation : C'est un omnivore a tendance carnivore, il s'adapte aux conditions du milieu : vers de terre, batraciens, insectes, petits mammifères, oisillons nichant au sol et oeufs, rongeurs, fruits divers et céréales.

Prédateurs : principalement l'homme.

Divers : L'animal est très discret, il est possible de suspecter la présence d'un blaireau aux empreintes munies de fortes griffes sur le sol, des terriers propres élargit par rapport à un terrier de lapin avec l'absence de cadavre autour des bouches, par la présence de laissées concentrée en latrines à une certaine distance du terrier.

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La Bondrée Apivore

Famille : Accipitridés.

Répartition géographique : La bondrée apivore est un migrateur, il est commun à toute l'Europe sur les régions boisées et en moyenne montagne à partir de Avril - Mai. Il Hiverne dans la région du Sahel. En Wallonie, essentiellement au sud du sillon Sambre – Meuse, quelques couples sont visibles en Hainaut et Brabant.  

Description : Assez semblable à la buse variable, La queue est assez longue avec deux barres à la base et une barre terminale, elle est plus fine que la buse, sa tête est plus massive et le vol est moins souple, plus planant.

Longévité : 28 ans.

Habitât : bois des feuillus et de pins, zones peut utilisées par l'homme, plaintes avec bosquets, toutes zones où il y a présence d'hyménoptères. Le territoire vital couvre 5000 hectares

Reproduction : Les animaux sont monogames. Le nid est souvent celui d'un corvidé. La couvaison (2 œufs) par les deux parents dure 35 jours. L'envol des jeunes se produit après 40 à 45 jours,

Alimentation : essentiellement insectivore, elle manges des bourdons, des guêpes, des abeilles (hyménoptères)..., elle mange aussi des œufs, des oiseaux et des rongeurs.

Prédateur : essentiellement l'homme, l'utilisation de pesticide, le braconnage, la déforestation…

Divers : Il y aurait 200 à 300 couples en région wallonnes

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Busard cendré

FAMILLE: Accipitridés (ou Accipitridae)

Le Busard cendré est un rapace diurne migrateur

DESCRIPTION: Le Busard cendré est un rapace mince, aux ailes étroites et pointues qui lui donne une silhouette fine, légère et élégante.

Il existe un dimorphisme sexuel au niveau du plumage, qui permet de différentier les individus mâles et femelles. Le mâle possède un plumage gris cendré, le bout des ailes noires ainsi qu’un trait noir sur le dessus de chaque aile. Quant à la femelle, sont plumage est brun sur le dessus, brun foncé sur le dessous et son croupion est blanc.

Le busard cendré mesure 43 à 50 cm de longueur. La largeur des ailes est de 39 à 50 cm, l'envergure atteint 0,96 à 1,16 m. Le mâle pèse de 225 à 300 g, la femelle de 300 à 450 g.

Il peut être confondu avec le busard Saint-Martin. On peut reconnaître le busard cendré par sa queue et ses ailes longues et étroites (5e rémige primaire courte). Le plumage du mâle est plus sombre chez le busard cendré que chez le busard Saint-Martin mais les femelles et les juvéniles restent difficiles à distinguer.

LONGEVITE: +/- 16 ans

HABITAT: Dans toute l'Europe, Il niche au sol. Normalement dans les milieux naturels (type lande ou prairie humide) à végétation basse (n'excédant pas 2 ou 3 mètres de hauteur). Avec la destruction et l'exploitation de celles-ci, le busard cendré niche alors dans les cultures, principalement céréalières.

ALIMENTATION: Il se nourrit de micro-mammifères (type campagnols essentiellement), de petits oiseaux (type alouettes) et de leurs œufs, de lézards et d'insectes (principalement des Orthoptères : sauterelles et criquets).

REPRODUCTION: Les couples se forment lorsque les oiseaux atteignent l'âge de 2 ou 3 ans. Ce lien dure généralement pendant toute la durée de leur vie, bien que certains cas de polygamie ou de changement de partenaire puissent intervenir. Cette espèce réalise une parade nuptiale assez complexe et semblable à celle du busard des roseaux. Les deux oiseaux volent de concert à de très hautes altitudes en accomplissant des cercles dans le ciel. Les deux partenaires s'échangent de la nourriture, effectuent des tonneaux, des culbutes et toutes sortes d'acrobaties, souvent avec les serres déployées. Le nid, souvent de petite taille, est construit à terre dans la végétation herbacée. En mai-juin, la femelle pond de 3 à 5 œufs dont l'incubation dure entre 28 et 35 jours. Les jeunes busards quittent le nid en marchant au bout de 3 semaines mais l'envol ne s'effectue qu'au bout de 35 ou 40 jours.

PREDATEURS: L'espèce est en nette régression ces dernières années. Les causes principales de cette régression sont la destruction des nids par les travaux de récolte des céréales, la chasse et la disparition des habitats. Cette espèce est habituée à construire les nids parmi les cultures, mais les récoltes précoces, dû à la modernisation de l'agriculture, font que ces travaux ont lieu quand les jeunes n'ont pas encore quitté le nid.

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La Chouette Chevêche


Chant ou cri ...

Famille : Strigidés.

Répartition géographique : Toute l'Europe. Toutes les régions du pays.

Description : Rapace Nocturne d'une taille de 20 cm pour un poids de 200 grammes. Elle est petite. Elle a le front aplatit et un v de couleurs blanche en travers de la nuque. Les sourcils et la gorge sont blancs. Les pattes sont couvertes de petites plumes blanches.

Longévité : L'espérance de vie maximale est de 9 ans et demi.

Habitât : elle préfère les prairies parsemées de haies et de bosquets, de vergers, de bâtiments agricoles  lui permettant la chasse, elle évite les bois et ne se rencontre pas en grande forêt.

Reproduction : Le nid est construit dans le creux d'un tronc ou dans un nid artificiel, la ponte comprend 3 à 5 œufs et se déroule de mi avril à mi mai. La couvaison dure 28 jours. Les jeunes sont sevré et s'envolent après un mois.

Alimentation : tout animal capturable avec lequel elle peut s'envoler, elle s'adapte très bien à la faune locale : rongeurs, petits oiseaux (notamment des hirondelles), grenouilles, gros insectes.

Prédateur : L'un des rares prédateurs naturel n'est autre que la chouette hulotte, le renard peut aussi prendre quelques spécimen, les mustélidés peuvent s'attaquer aux couvées. Le prédateur principal est l'homme par l'ensemble de ses activités, notamment la disparition des haies et bosquet pour cause d'agriculture extensive mais aussi les dégâts dus aux véhicules ou encore l'utilisation de pesticides.

Divers : Les printemps pluvieux ont des effets néfastes sur les nichées de Chevêche. L'humidité ambiante transforme l'intérieur des cavités ce qui entrave le développement normal des poussins. La Chouette chevêche est également sensible aux hivers rudes surtout lors d'enneigements prolongés qui entravent la capture des proies. Enfin la chevêche est sujette à un endoparasitisme exacerbé par son régime alimentaire. La moindre chute d'immunité entraîne un déséquilibre hôte - parasite qui conduit souvent à de la mortalité.

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Chouette hulotte


Chant ou cri ...

Famille : Strigidés

Répartition géographique : majeure partie de l'Europe. En Belgique, on la retrouve principalement dans le sud.

Description : massive, une grosse tête ronde sans cou apparent avec un visage formé de deux disques. Le bec est crochu. Elle est pourvue de deux gros yeux noirs. Le plumage est brun-roux rayé, le ventre étant plus clair. 37 cm de long pour 1m d'envergure maximum.

Longévité : L'espérance de vie atteint plusieurs dizaines d'années.

Habitât : régions boisées avec clairières, marais, prairies humides. Elle s'acclimate bien à l'homme et peut fréquenter grands parcs et vergers.

Reproduction : de février à mai. Ponte de 4 œufs dans une cavité naturelle ou un nid de becs droits, parfois de rapaces ou encore de nichoirs artificiels.

Alimentation : 80% de rongeurs, le reste étant composés d'oiseaux.

Prédateurs : l'homme : attiré par les phares, le rapace est sujet aux accidents avec les véhicules. Mais aussi par contact avec les câbles électriques.

Divers : C'est l'espèce nocturne au chant le plus varié et musical.

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Écureuil roux

Famille : Rongeur de la famille des sciuridés.

Répartition géographique : Des espèces  d'écureuils se sont développées dans le monde entier, l'écureuil roux est commun à l'ensemble de l'Europe (absence dans le Caucase), les écureuil gris présent en Belgique sont le fruit d'importations de certains pays de l'Est.

Description : D'une longueur totale de +/- 40 cm (20 cm de corps) pour un poids variant entre 250 et 400g. En Belgique ont trouve des écureuil noisettes foncés à rouge vif avec l'ensemble des variantes de couleurs, le ventre est blanc. La queue est touffue et portée en panache, elle sert de gouvernail et de balancier lors des sauts de branches en branche. L'animal est capable de bipédie, ses mains sont articulée et douées de capacités préhensile. sa mâchoire est typique du rongeur (2 incisives haute et 2 basses à croissance continue)

Longévité : Dans la nature, la moyenne d'âge n'excède pas quelques années cependant on trouve des animaux atteignant les 8 à 10 ans. La longévité maximum serait de 18 ans.

Habitât : C'est un sédentaire typiquement arboricole, il a une affinité pour les futaies et les conifères mais on le retrouve aussi dans des bois de feuillus, les par cet les jardins. Par mauvais temps, il dort dans un nid sphérique au creux d'un arbre. Il n'hiberne pas.

Reproduction : il vit seul la plupart du temps et ne fréquente les congénères que lors de la période des amours. La femelle obtient en moyenne 2 à 5 portées par an allant de 3 à 7 petits. Les bébé sont nidicoles, pèsent 30 gr, sont aveugles et presque nus. Il sont sevrés à partir de la 8ème semaine de vie. La plupart des jeunes ne passent pas le cap de la première année de vie.

Alimentation : omnivore, il mange des graines d'arbres, des fruits secs, des champignons, des bourgeons et des jeunes pousses, il s'attaque parfois à des oisillons au nid ainsi qu'à des œufs d'oiseaux. Il prépare des caches de provisions sous terre.

Prédateurs : la martre est son prédateur naturel, elle le course dans les arbres avec une agilité qui lui est égale. Viennent ensuite l'hermine et les autres mustélidés, la buse et les autres rapaces, le chat et l'homme (par la destruction de l'habitât).

Divers : les effectifs d'écureuils connaissent une fluctuation en moyenne tous les 4ans, Une théorie plausible serait l'adaptation de la reproduction de la population à la production de glands par les chênes.

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Faisan doré

 Femelle Mâle

Description: Taille : 60 à 115 cm  

Chant: Le Faisan doré criaille, glapit, piaille.

Longévité : Indéfini

Habitat: Le faisan doré vit dans les montagnes de Chine Centrale, jusqu'à plus de 2000 mètres d'altitude. Les massifs de bambous au pied des collines rocailleuses constituent son domaine favori. Il évite les forêts épaisses et les lieux humides ou découverts. Le développement de l'agriculture l'a obligé à s'adapter aux buissons de thé des plantations et aux bordures des cultures en terrasses.
Quelques oiseaux importés en Grande-Bretagne se sont échappés et implantés localement, au point que l'espèce y est considérée comme parfaitement implantée aujourd'hui. En Angleterre, le faisan doré occupe un habitat très différent de celui d'origine. Il choisit généralement les plantations denses de pins d'Ecosse et de mélèzes mais se rencontre aussi dans les forêts mixtes et vient se nourrir dans les zones plus dégagées

Reproduction: La nidification de l'espèce dans la nature est mal connue bien qu'un nid ait été trouvé dans les herbes au cœur d'un bouquet de bambous. En captivité, la femelle pond à l'abri d'une végétation dense. Le faisan mâle ne participe ni à la couvaison ni à l'élevage des jeunes. Durant les 22 jours d'incubation, la femelle compte sur son plumage camouflé pour échapper aux prédateurs. A deux semaines, les jeunes savent voler mais restent avec leur mère jusqu'à ce qu'ils atteignent leur taille adulte, à environ quatre mois. Le faisan doré s'hybride parfois avec le faisan de lady Amherst et produit des jeunes fertiles.  

Alimentation: En Chine, le faisan doré se nourrit de feuilles et de pousses d'arbrisseaux, en particulier celles de jeunes bambous. Il mange aussi les fleurs de certaines espèces de rhododendrons. Divers petits insectes et araignées sont consommés également. Le faisan doré vit toute l'année sur le même territoire, toutefois les oiseaux qui vivent dans les montagnes élevées descendent chaque jour à des altitudes plus faibles pour se nourrir. Les habitudes alimentaires du faisan doré en Grande-Bretagne sont peu connues. Elles sont vraisemblablement proches de celles de son aire d'origine chinoise, à savoir jeunes pousses, baies et graines.

Divers: Le Faisan doré est un oiseau de collection.

On l’emploie également comme reproducteur pour le Faisan de cochille.

Il n’est pas considéré comme animal de chasse et n’est soumis à aucune législation en la matière. Mis en liberté dans notre pays, il chasse les faisans communs du territoire

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faucon crécerelle


Chant ou cri ...

Famille : falconidés.

Répartition géographique : toute l'Europe.

Description : Les faucons ont des ailes pointues, la tête est grande pour le corps et les sont sombres et gros. Le bec est assez court, les bords sont tranchants et la mandibule supérieure est pointue. Mâle et femelle ont un dimorphisme sexuel marqué : le mâle a une tête gris-bleu, le dos pointillé de noir, les rémiges noires, sa queue est grise et possède une bande noire terminale. La femelle est rousse barrée de noir. La taille des oiseaux est de l'ordre de 34 centimètres de longueur pour 60 à 66 centimètres d'envergure, la femelle est un peu plus grande que le mâle.

Longévité : N-C.

Habitât : Le faucon crécerelle est nettement un prédateur de plaine, il chasse dans les champs à l'aide d'un vol stationnaire d'affût en "saint esprit". Evitant les grands bois, il niche dans les bosquets et les lisières de bois. Il peut être visible en pleine ville, dans un grand parc par exemple.

Reproduction : la femelle produit une nichée en moyenne par an, les amours se déroulent au mois d'avril. La ponte produit 4à 5 œufs de couleur blanc crème. L'oiseau niche dans un vieux nid de corneille ou dans le creux d'un arbre mais aussi dans des anfractuosités de roche et des nids artificiels. L'incubation dure 28 jours.

Alimentation : le faucon crécerelle est un prédateur sur proie vivante, ses mets principaux sont les mulots et autres campagnols, il se nourrit aussi d'oiseaux de tailles diverses voir de gros insectes (libellule).

Prédateurs : le principale prédateur du faucon crécerelle est l'homme, par des activité de braconnage ou d'empoisonnement de sa nourriture.

Divers : le faucon crécerelle a payé comme beaucoup de rapaces un lourd tribus à l'intoxication de ses proies par des organo-chlorés (les DTT). Etant en haut de la chaîne alimentaire, l'animal concentrait le toxique difficilement éliminé. Le DTT provoquait la stérilisation des femelles par diminution de l'épaisseur de la paroi des œufs, rendant ses derniers cassants. Aujourd'hui la population compte de l'ordre de 2500 à 3000 couples nicheurs et le faucon crécerelle est une espèce de rapace parmi les plus prolifiques en wallonie.

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Fouine

RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE :
Aire de répartition européenne de la fouine
La Fouine se rencontre dans toute l’Europe, de la Méditerranée jusqu’au golfe de Finlande au Nord. En Wallonie, elle se retrouve sur l’ensemble du territoire. Début des années 80, la fouine était considérée comme une « espèce sensible ». Depuis lors, cette espèce anthropophile et opportuniste a regagné progressivement le terrain perdu, sans que les densités de population n'aient cependant atteint leurs niveaux d'antan.

DESCRIPTION : Le pelage de la fouine est d'un beau brun roux mais contrairement à la martre qui lui ressemble, la gorge et la poitrine sont blanches.
En moyenne, la fouine mesure entre 45 et 50 cm sans compter la queue qui atteint 25 à 30 cm. La taille de la femelle est légèrement inférieure à celle du mâle de même que son poids : de 1 à 1,5 kg pour la femelle contre 1,2 à 2 kg pour le mâle.

LONGÉVITÉ : L’espérance de vie ne dépasse pas trois ans. Exceptionnellement des fouines peuvent atteindre l'âge respectable de 10 ans.

Habitât : La Fouine se rencontre dans toute l’Europe, de la Méditerranée jusqu’au golfe de Finlande au Nord. En Wallonie, elle se retrouve sur l’ensemble du territoire. Début des années 80, la fouine était considérée comme une « espèce sensible ». Depuis lors, cette espèce anthropophile et opportuniste a regagné progressivement le terrain perdu, sans que les densités de population n'aient cependant atteint leurs niveaux d'antan.

Prédateurs : A l’ écart de l’homme, la fouine exploite avant tout les fruits sauvages : mûres, framboises, sorbes ainsi que sureau noir, myrtilles et prunelles constituent l’essentiel de son alimentation. Ensuite, ce sont les mammifères, principalement les campagnols et les mulots qui sont consommés. Les oiseaux, surtout les passereaux et leurs œufs, les insectes voire même les vers de terre sont des proies fréquentes en fonction des régions.
En zone rurale, la fouine met à profit les ressources qui lui sont offertes par la proximité de l’homme : fruits domestiques, volailles, déchets de cuisine. Mais ici aussi, l’alimentation repose surtout sur l’exploitation de sources “ sauvages ” de nourriture, notamment des petits mammifères, des rongeurs en particulier. Parmi les oiseaux, les espèces les plus fréquemment consommées sont de petits passereaux, moineaux et merles, et corvidés. Les pigeons ramiers et domestiques figurent également en bonne place, de même que les œufs chapardés dans les fermes (poule, oie, canard) ou provenant du pillage de nids d’oiseaux sauvages (merle, ramier...). En milieu urbain, les fouines s’alimentent principalement de fruits de toutes sortes, tant sauvages que cultivés : cerises, prunes, pommes, poires, mûres, sorbes, arilles d’if, baies de sureau ou de Ligustrum, raisins, voire mandarines ! Les oiseaux figurent également en bonne place, notamment les pigeons, moineaux et étourneaux. Les mammifères semblent en revanche peu consommés. Enfin, la fréquence des déchets ménagers est parfois assez élevée.
La fouine est une opportuniste qui mange de tout. Elle adapte cependant son régime en fonction des ressources les plus abondantes et les plus faciles d’accès selon les saisons :
• en automne et en hiver, le régime est très riche en fruits de toutes sortes ;
• en hiver et au printemps, les mammifères et les oiseaux (y compris les œufs) sont principalement capturés. Ces proies sont en effet plus rares à la fin de l'été et en automne. Les charognes et les déchets ménagers interviennent aussi en nombre durant cette période ;
les insectes sont plus fréquemment consommés en été et en automne

DIVERS :
Les solutions pour se protéger des attaques de la fouine (mais aussi d'autres carnivores comme le renard ou le putois) au poulailler existent !!
Ces attaques ne concernent, dans l'immense majorité des cas, que des clapiers ou des poulaillers particulièrement vétustes, mal verrouillés ou mal entretenus. Si un grillage est troué de partout, si les planches sont disjointes et les portes dans un état lamentable, il ne faut pas s'étonner qu'un jour ou l'autre une bête sauvage profite de l'occasion qu'on lui offre aussi imprudemment. Par contre, un élevage de conception rationnelle ou correctement entretenu se trouve automatiquement à l'abri des prédateurs. Il est bien entendu également important de veiller à ce que les volailles soient enfermées chaque soir à l'intérieur du poulailler. Si malgré tout, un prédateur particulièrement obstiné tente de rentrer dans votre poulailler, diverses substances répulsives (par ex. la Korniline) sont en vente dans toute bonne droguerie et vous permettront à coup sûr d'éloigner définitivement le prédateur.

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Le Furet

Le furet est un petit mammifère appartenant à la famille des mustélidés, donc strictement carnivores, comme la belette, l'hermine, le putois, la fouine, la martre, le vison, etc. …
Mais à la différence du reste de cette famille, le furet ne se trouve pas à l'état sauvage. Les premières traces du furet datent de plus de 2000 ans et il est extrêmement difficile de retrouver sa première apparition avec certitude. Il est sûr toutefois que le furet a été domestiqué depuis très longtemps et a connu ou connaît encore plusieurs utilisations :
- La chasse au lapin grâce à sa morphologie se glissant dans les terriers
- La chasse aux rongeurs dans les fermes anglaises et américaines ou sur les navires, et depuis, mascotte de la Marine Coloniale du Massachusetts!
- La chasse au rat durant les épidémies de peste
Et plus récemment,
- Dans l'industrie, principalement pour mener des fils dans des longs tuyaux
- Dans l'élevage des fourrures
- Pour l'expérimentation animale à des fins médicales (pour étudier le virus de l'influenza, la grippe humaine, principalement)
- Dans les jeux anglais qui consistent à supporter 2 furets dans les canons des pantalons le plus longtemps possible…
De nos jours, il sert également de plus en plus souvent d'animal de compagnie, si bien que dans certains pays, il représente déjà le 3ème animal familier après le chien et le chat!
On parle en effet de plus de 7 millions de furets aux US en 1990.
Sa nature de prédateur de lapins a quelque peu diminué depuis le temps par des élevages sélectifs avec des furets plus dociles.

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Goéland argenté

DESCRIPTION: Le Goéland argenté est un goéland paléarctique de taille moyenne. Il est extrêmement proche du Goéland leucophée qui serait une sous-espèce méditerranéenne.

MENSURATION: Taille : 55 à 67 cm - Envergure 130cm à 158 cm - Poids : 750 à 1250 grammes

LONGEVITE: Moyenne de 32 ans

HABITAT: En hiver, les Goélands argentés se regroupent généralement sur les plages longeant les rivages des océans et d’autres masses d’eau importantes. Durant les autres saisons, ils peuvent parcourir l’intérieur du continent et se trouver près des lacs et des rivières, dans des prés herbeux ou des dépotoirs, ainsi que sur des terrains de golf, des îles, des falaises et des bâtiments. Leur principal besoin en matière d’habitat est la proximité d’une source fiable de nourriture.

Les Goélands argentés peuvent être très utiles, car ils assurent la propreté de nos plages en consommant le poisson mort et d’autres déchets, et conduisent les pêcheurs à des bancs de harengs, une de leurs nourritures préférées. Par contre, les Goélands volent tout poisson que les pêcheurs laissent sans surveillance et leurs excréments endommagent souvent le toit des bâtiments où ils se perchent.

Cette espèce niche dans divers endroits, mais toujours près d’une masse d’eau. Sur les îles situées au large, elle se trouve fréquemment sur un terrain plat. Cependant, sur le continent, elle préfère nicher sur les falaises, probablement pour éviter les mammifères prédateurs. Lorsque la nourriture laissée par l’activité humaine est abondante, le Goéland argenté tend à nicher sur les toits et les rebords de fenêtres des bâtiments. Sur les falaises, ce goéland a tendance à nicher sur les rebords gazonneux.

Le Goéland argenté est un oiseau très social qui préfère nicher en colonie. Dès qu’une colonie est bien établie, il y demeure fidèle et est peu enclin à déménager.

À mesure que la colonie croît, certains oiseaux sont incapables d’établir des territoires de nidification. Tôt ou tard, ils commencent à se tenir près d’abondantes sources de nourriture. Quand augmente l’instinct de se reproduire, certains d’entre eux décident de nicher dans ce nouveau site, déclenchant ainsi la chasse aux espaces disponibles. La nouvelle colonie peut atteindre sa capacité maximale en quelques années à peine.

Bien qu’à première vue une colonie de Goélands argentés semble bruyante et désordonnée, on y retrouve une certaine organisation. Chaque couple occupe un endroit où il niche et duquel il éloigne les autres goélands.

Lorsque la population de Goélands argentés est dense, les oiseaux occupent tous les endroits convenables de leur aire d’alimentation (distincte de la colonie). Les adultes se trouvant dans les aires d’alimentation chassent les intrus. Si les oisillons, qui sont déjà désavantagés en raison de leur inexpérience, étaient exclus de ces aires d’alimentation, leur survie serait évidemment menacée. Toutefois, ceux-ci peuvent réduire l’agressivité territoriale des adultes se trouvant dans les aires d’alimentation en adoptant une position voûtée, en hochant la tête et en émettant des cris stridents. Le même comportement incite les parents à nourrir leurs oisillons dans les colonies de reproduction. Une telle adaptation réduit le taux de mortalité chez les oisillons alors qu’ils sont le plus vulnérables.

ALIMENTATION: Le Goéland argenté régurgite les restes de nourriture qu’il ne peut pas digérer. L’analyse de ces pelotes de régurgitation et des excréments démontrent que le Goéland argenté consomme à peu près n’importe quoi : des petits poissons, des animaux morts à la dérive, des oisillons et des adultes d’autres espèces d’oiseaux nicheurs, du pain, des frites, etc.

Le Goéland argenté a le don de dénicher des endroits où la nourriture est abondante, notamment les dépotoirs. Les pelotes de régurgitation trouvées dans les colonies situées près des secteurs agricoles contenaient souvent des restes de petits mammifères, notamment de souris.

Chaque Goéland argenté a tendance à adopter un mode d’alimentation ou des types de nourriture particuliers. Quelques individus deviennent cannibales; ils surveillent leurs voisins pour sauter sur l’occasion de se glisser dans le nid et de prendre un œuf ou un oisillon. Il s’agit souvent d’oiseaux reproducteurs qui ont perdu leurs propres couvées. Bien qu’un nombre élevé de Goélands argentés se fient presque entièrement à l’activité humaine pour se nourrir, il existe encore des populations de Goélands argentés qui se reproduisent dans des îles ou au large des mers, se nourrissent d’aliments naturels.

Quelle distance les Goélands argentés d’une colonie sont-ils prêts à parcourir pour obtenir la nourriture dont ils ont besoin pour subsister tout en élevant leurs oisillons? La grande majorité des goélands cherchaient leur nourriture le plus près possible de leur colonie de reproduction. Si un quai à poissons se trouvait à moins de 8 km, peu de goélands s’aventuraient plus loin. Si le dépotoir le plus près était à 27 km de leur colonie, les goélands s’y rendaient de façon régulière. Même un déplacement quotidien de 40 km n’était pas exagéré si les goélands ne trouvaient rien d’autre plus près et si la récolte était attrayante.

REPRODUCTION: Il niche en colonies variant de plusieurs dizaines à quelques milliers de couples. Le nid, placé à terre dans l'herbe d'une corniche rocheuse, d'un îlot ou d'un toit est plus ou moins volumineux. Les matériaux de construction sont assez communs : herbes, tiges sèches, algues. En avril-mai, la femelle y pond 2 ou 3 œufs qui sont couvés entre 26 et 32 jours. Les poussins sont semi-nidifuges. L'envol s'effectue dans un espace de temps variant entre 5 et 7 semaines

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Grèbe huppé

DESCRIPTION: Le long corps de l'oiseau est en fuseau et les pattes très en arrière et très courtes, ce qui constitue une adaptation à la vie aquatique. C'est cette position des pattes par rapport au corps qui leur a valu le nom de Podicipedidae ("pieds au derrière"). Ils ont le bec pointu, les doigts lobés (non pas palmés mais aussi efficace que les palmures des canards) et la queue très réduite.
Complètement adaptés à la vie sur et sous l'eau, les grèbes ne sont guère adaptés à la marche sur terre, où ils vont très rarement ; ils y sont plus vulnérables que d'autres oiseaux. Ce ne sont pas non plus des spécialistes du vol, car leurs ailes sont relativement petites et leur musculature pectorale est assez peu développée.
Le plumage des grèbes, très doux et très épais, fut autrefois utilisé pour réaliser des manchons ou border des pelisses. Ce plumage leur assure une bonne isolation vis à vis de l'eau. Les oiseaux de cette famille présentent deux plumages par an, un plumage nuptial aux couleurs généralement vives, surtout au niveau de la tête, et un plumage inter nuptial plus discret et plus terne.

Mensuration : 46 à 56 cm de long avec une envergure de 75 à 90 cm, pesant entre 700 et 1 200 g.
C'est le plus grand de la famille.

LONGEVITE: Il peut vivre de 10 à 15 ans. Mais le record actuel (2008) de longévité, déterminé par marquage, est détenu par un individu bagué en Russie : 19 ans et 3 mois.

HABITAT: Le Grèbe huppé fréquente, l'été, les lacs, les étangs, les marais, les réservoirs artificiels et plus rarement les rivières paisibles. Il préfère les eaux peu profondes entourées d'une frange de végétation palustre.
L'hiver, les migrateurs se trouvent dans les lagunes, les eaux salés calmes, estuaires, baies, golfes abrités. Il y a parfois des rassemblements regroupant des milliers d'oiseaux, par exemple sur l'IJsselmeer (Pays-Bas), sur les lacs suisses (notamment le lac de Neuchâtel) et sur la Mer Noire. Certains de ces oiseaux ont été observés dans des sites fréquentés, comme des parcs urbains ou des ports de plaisance.

Migrations: Les populations du nord ou à l'est de son aire de répartition, où le gel fige les plans d'eau, sont migratrices. Elles vont passer l'hiver plus au sud ou à l'ouest, dans des régions plus proches de l'océan Atlantique ou de la mer Méditerranée. Le vol se fait de nuit. Les départs d'automne se font à date variable, selon le climat de la région et les conditions météorologiques ; les retours de printemps ont lieu vers mars ou avril. Ce sont des migrateurs partiels.

REPRODUCTION: Les couples commencent à se former au cœur de l'hiver. La nidification peut commencer dès le mois de janvier si les conditions météorologiques ne sont pas trop rudes, mais elle a généralement lieu entre avril et juillet. Cette espèce est célèbre pour sa parade nuptiale élaborée.

parade nuptiale: Au cours de cette parade, les partenaires se font face, dressent la tête et la secouent, les plumes de la huppe et des joues érigées. Ils nagent côte à côte en se frottant le cou et en poussant des cris sonores. Ils plongent, réapparaissent, puis s'approchent l'un de l'autre avec des végétaux dans le bec, se dressent poitrine contre poitrine dans l'eau, tournant la tête de droite et de gauche. Cette parade peut continuer même pendant la construction du nid.
L'incubation dure entre 27 et 29 jours, assurée aussi bien par le mâle que par la femelle qui se relaient toutes les une à trois heures4; les œufs sont parfois laissés seuls un moment, mais ils sont alors recouverts de végétaux en décomposition pour les tenir au chaud. Après l'éclosion, les poussins nidifuges, au plumage rayé, sont nourris par les deux parents, qui les transportent souvent sur leur dos. Ils deviennent indépendants à 71 ou 79 jours.
Cet oiseau commence à se reproduire vers l'âge de 2 ans

ALIMENTATION: C'est un excellent plongeur, capable de plonger jusqu'à 3 minutes et 20 mètres de profondeur, mais sa profondeur habituelle de plongée est le plus souvent de 4 à 6 m.
Il se nourrit principalement de petits poissons (de 5 à 20 cm généralement) ; il en consomme de 150 à 200 g en moyenne par jour, surtout des cyprinidés (gardons, goujons, ablettes, etc.) mais sa principale proie est la perche. Il mange également des insectes, larves, des crustacés (dont des crevettes en milieu marin), des mollusques et même des grenouilles.

Statuts et Préservation: Cet oiseau élégant a longtemps été chassé pour ses plumes, surtout celles de la poitrine et de la tête, qui étaient utilisées entre autres comme ornement de chapeau. Depuis l'arrêt de cette chasse, l'espèce s'est rétablie, et sa population mondiale est estimée de nos jours à entre 530 000 et 1,7 millions d'individu, et la population européenne à plus de 300 000 couples. Pour cette raison, l'IUCN classe cette espèce dans la catégorie "préoccupation mineure".
L'AEWA fait cependant une estimation plus nuancée en distinguant les populations : si les populations du Nord et du Nord-Ouest de l'Europe, de la mer Noire et de la mer Méditerranée ne sont classée qu'en catégorie C (populations comptant plus de 100 000 individus), les populations de la mer Caspienne et du sud-ouest de l'Asie sont classées en A2 (populations menacées comptant approximativement entre 10 000 et 25 000 individus) et celle d'Afrique de l'est et du sud en A1c (populations très menacées de moins de 10 000 individus).
Bien qu'elle ne figure pas dans la liste des espèces menacées en Europe, cette espèce est classée dans l'annexe III de la Convention de Berne depuis le 01/03/2002.
L'Agence européenne pour l'environnement considère cette espèce comme sécurisée depuis 1994.

DIVERS: Nom et position systématique
Le terme de grèbe est utilisé depuis au moins le 16e siècle pour désigner les membres de cette famille d'oiseau. le terme Podiceps est formé de deux mots grecs, podex, le croupion et pes, les pieds, les pattes. Quant à cristatus, c'est un mot latin signifiant crête, aigrette, huppe (ce qui rejoint le nom de grèbe huppé).

Il existe 3 sous-espèces de Grèbe huppé:
Podiceps cristatus australis (Gould 1844) : Australie, Nouvelle-Zélande
Podiceps cristatus cristatus (Linnaeus 1758) : nord-ouest de l'Europe, mer Méditerranée, mer Noire, mer Caspienne, est et sud de l'Asie
Podiceps cristatus infuscatus (Salvadori 1884): est et sud de l'Afrique

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Le Hérisson

FAMILLE : Erinaceidae
DESCRIPTION : Le Hérisson est nocturne. Animal commun, il est largement répandu mais localement absent sans raisons évidentes. Menacé, le Hérisson se roule en boule. Chez le Hérisson, les deux sexes sont semblables. Il porte environ 6 000 piquants érectiles, jaunâtres, brun foncé à l’extrémité. Le pelage est grossier, jaunâtre ou brunâtre, plus ou moins clairsemé. L'allure générale est hésitante : il s’arrête souvent pour humer l’air. La mue n’est pas saisonnière. Les piquants sont remplacés irrégulièrement, et ont une durée de vie d'environ 18 mois. Indices de présence : les crottes sont déposées au hasard (par exemple sur les pelouses). Elles sont cylindriques, de taille variable (en général jusqu’à 10 mm de diamètre et 4 cm de long), noir brillant. Elles contiennent souvent des élytres et autres débris d’insectes. Le Hérisson creuse des cavités dans les bouses de vache. Il est bruyant la nuit quand il se déplace dans la végétation. Les lieux de passage sont visibles le matin dans les herbes couvertes de rosée (herbes inclinées en avant). Le Hérisson est très souvent écrasé sur les routes. La vitesse moyenne de déplacement est d'environ 3 m/minute. Il peut produire parfois des accélérations sur 30 à 40 m. Les jeunes se dispersent après le sevrage. La longueur du corps et de la tête est de 22 à 27 cm (15 cm au sevrage). La queue mesure de 15 à 30 mm. Le poids est de 400 à 1200 g.
Le Hérisson possède 36 dents.

LONGÉVITÉ : 7 à 10 ans, 3 ans en moyenne

Habitât : Commun dans un grand nombre de biotope, le hérisson habite les bois de feuillus, les haies, les broussailles, les parcs, les prairies humides (surtout au bord de ces milieux), les jardins, les dunes avec buissons. On le trouve jusqu’à 2000 m en montagne, et jusqu'au sommet dans les Vosges sauf dans les zones déboisées. Il est rare de le trouver dans les forêts de résineux, les champs de céréales, les landes, les marais. Il hiberne dans un nid d’herbes et de feuilles. Le nid est semblable pour la reproduction en été. La plupart des Hérissons changent de nid au moins une fois au cours de l’hiver. En été, il s’abrite dans la végétation et peut changer d’endroit au bout de quelques jours. Les femelles sont plus casanières que les mâles. Il occupe parfois un ancien terrier ou une rabouillère de lapin.
Son domaine vital est très variable selon la saison et l’habitat. Normalement, il recouvre une zone de 15 à 40 ha. La densité de la population est également variable, de 1 pour 0,5 ha à 1 pour 3 ha. Les domaines de différents individus se chevauchent mais les risques de rencontre sont peut-être réduits car les Hérissons s’évitent.

REPRODUCTION : La copulation a lieu surtout au printemps après l’hibernation (Les mâles sont féconds d’avril à août). La gestation dure de mai à octobre, mais surtout en mai-juillet et septembre. La maturité sexuelle est obtenue à l'âge de 1 an. La gestation dure de 31 à 35 jours. On compte 4 à 6 petits par portée en moyenne. Il n'y a qu'une seule portée annuelle. La femelle possède 10 tétines. Les jeunes sont aveugles à la naissance : les piquants, blancs et mous apparaissent peu après. A 36 heures, ils sont foncés sauf à l’extrémité blanche. Les jeunes se mettent en boule à 11 jours et commencent à quitter le nid à 22 jours. Le sevrage a lieu entre 4 et 6 semaines. Seule la femelle s'occupe des petits, maïs il semble qu’elle les laisse la nuit.

ALIMENTATION : Le Hérisson consomme surtout des invertébrés terrestres tels que les lombrics, les carabes, les chenilles, les araignées, les limaces, parfois des grenouilles, des lézards, de jeunes Rongeurs, des oisillons, des œufs, des cadavres (poissons inclus), aussi des fruits et champignons. Sa ration nocturne est d'environ 70 g. Les aliments sont saisis avec les mâchoires.

PRÉDATEURs : Il a comme prédateur, le Blaireau, le Renard roux, la Martre et d’autres Carnivores tels que le Hibou le Grand-duc, mais les restes trouvés dans l’estomac ou les pelotes de rejection correspondent sans doute pour partie à des Hérissons morts pris sur les routes ou ailleurs. En général, le Hérisson manque là où il y a des Blaireaux.

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Héron cendré

Famille : ardéidés.

Répartition géographique : européenne. En Belgique, on le retrouve dans tous les biotopes pourvus d'un milieu aquatique.

Description : l'oiseau est gris clair avec un ventre blanc, gris bleuté sur le dessus, les ailes plus noires, il présente une raie noire qui part de l'œil pour rejoindre une huppe et un long bec jaune qui devient rose au printemps. C'est un échassier. L'oiseau mesure 90 centimètres de long. Au vol, il présente un cou replié en 1 et des pattes étendues.

Longévité : N/A.

Habitât : l'ensemble des milieux à biotope aquatique où il pourra se nourrir, de préférence avec de hautes futaies pour nicher, quoique son rayon de vol peut être assez vaste.

Reproduction : la période d'accouplement se déroule de mars à mai. Les hérons nichent en groupe (jusqu'à des dizaines de couples) sur des hauts arbres, construisant un nid en plateau. La femelle pond 3 à 5 œufs bleu-vert pâles unis. L'incubation dure 25 à 28 jours.

Alimentation : poissons, grenouilles, insectes aquatiques mais aussi petits rongeurs et petits reptiles.

Prédateurs : les carnivores communs.

Divers : Le héron n'est pas l'ami des pécheurs, il  s'abonne et peut vider un étang en quelques jours à quelques semaines. Le héron étant protégé, il convient de placer un filet au dessus des étendues d'eau à protéger.

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Hibou Petit duc

DESCRIPTION : Le petit duc est légèrement plus petit et plus svelte que la chouette chevêche. Ses yeux jaunes se trouvent à la base extérieure d'un grand V que forment le bec gris, les sourcils et les aigrettes qui ne sont pas toujours visibles s'il les aplatit. Il est difficile à distinguer tant son plumage ressemble à s'y méprendre à de l'écorce (le petit duc, en grand stratège, connaît tout de l'art du camouflage !). Son aspect général est brun/gris. Ses ailes sont assez longues tandis que la queue est courte. Les pattes sont dépourvues de plumes.

mensuration : Taille environ 20 cm, pour une envergure de 50 à 54 cm et un poids de 80 à 100 g.

Pelage long: face dorsale foncée ou brunâtre; face ventrale jaunâtre

LONGÉVITÉ : Sa longévité est de 6 ans dans la nature et jusqu'à 12 ans en captivité

HABITAT : Le petit duc niche du sud-est de l'Europe jusqu'à l'Asie centrale. C'est un migrateur qui passe ses hivers dans les zones les plus au sud de l'Europe ou dans les régions sub-sahariennes.

En France on le rencontre essentiellement en région méditerranéenne et il se raréfie de plus en plus en allant vers le nord. Il est complètement absent au nord de la Loire.

REPRODUCTION : Pour nicher, il choisit un arbre creux, un trou de mur mais il peut, tout aussi bien, s'approprier un ancien nid de pie ou un nichoir car, à leur manière, ils nichent sans faire aucun aménagement.

Les petits ducs peuvent se reproduire dès l'âge de 10 mois. La ponte qui a lieu de mai à juin est de 3 à 5 œufs (intervalle de ponte : 2 jours) que la femelle commence à couver dès le 3e et ce pendant 25 jours pour chaque œuf. Les œufs blancs sont de forme arrondie et ont une taille de 30 x 27 mm pour un poids de 13 g.

Les jeunes restent au nid pendant un peu plus de trois semaines ; ils volent correctement à 30 jours mais les parents continuent de les nourrir encore de 4 à 6 semaines.

ALIMENTATION : Se nourrissant surtout d'insectes : coléoptères, criquets, hannetons, papillons de nuit, araignées, il ne dédaigne pas cependant vers de terre, oiselets, petits batraciens, campagnols, musaraignes...

Les pelotes de réjection mesurent 27 mm x 11 mm.

Divers : Cette espèce n’existe pas en Belgique. En régression alarmante.

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Lapin de Garenne

Famille : le lapin (tout comme le lièvre) est un lagomorphe de la famille des léporidés.

Répartition géographique : Européenne, partout en Belgique quoique moins présent en région boisée.

Description : Mâle et femelle sont indifférenciés, le poil est roux à brun sur le dos, la tête et les flancs, plus grisâtre lors de la mue d'hiver. Le ventre est blanc. La tête est petite par rapport au corps avec de courtes oreilles en pointe. Les dents sont à croissances continue, les incisives sont mâchoires sont procidentes. Les lagomorphes se distinguent des rongeurs notamment par la présence de 4 incisives inférieures et supérieures, 2 grandes et 2 petites juste en arrière. Le dos est voûté. Les pattes postérieures sont plus longues que les antérieures, elles servent à la propulsion de l'animal qui se déplace par bonds.

Longévité : l'espérance de vie est inférieur à un an mais la longévité est de l'ordre de 7 à 9 ans.

Habitât : Le lapin est un animal principalement de plaine, on en trouve quelques niches souvent importées en Ardenne le long de prairies entourées de grands bois. Il affectionne particulièrement les talus où il creuse des terriers à multiples débouchés sur l'extérieur. Il peut aussi coloniser des bosquets et des haies. Il ne se déplace jamais à plus de 300 mètres de son terrier.

Reproduction : la lapine met bas dans une rabouillère, un terrier à bouche simple qu'elle referme lorsqu'elle part s'alimenter. La reproduction se déroule de février (janvier) à septembre. Les femelles sont matures à 4 mois, les mâles à 5. la lapine produit 3 à 5 portées de 4 à 5 jeunes (3 en février-mars, 5,5 en mai-juin, 4,5 en septembre). Les jeunes sont nidicoles et naissent les yeux fermés, la femelle les allaite 1 à 2 fois par nuit. Ils ouvrent les yeux vers dix jours et sont indépendant vers 3 semaines.

Alimentation : il est herbivore, mange de l'herbe et des céréales à l'état herbacés, mais il savoure aussi les betteraves et les légumineuses de tous types. Il peut s'attaquer à des jeunes pousses d'arbres voire à l’écorce de spécimens ayant atteint leur maturité.

Prédateurs : c'est un bas dans l'échelle alimentaire, il sert de nourriture à tous les carnivores tant terrestres (renards, mustélidés) qu'aériens (buses, faucons, rapaces nocturnes,…). Cependant le lapin est l'une des proies les plus habiles pour échapper à ses prédateurs.

Divers : La population de lapin diminue depuis une vingtaine d'années suite aux assauts répétés de deux maladies, la myxomatose et la maladie hémorragique du lapin. Dans certaines zones de Belgique, la pérennité de l'espèce est menacée malgré son haut taux de fécondité.

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MARTIN-PÊCHEUR


Guide des Oiseaux
Éditions Duculot

Identification
Le martin pêcheur est probablement l’oiseau le plus vivement colorié rencontré en Wallonie : le dos est bleu azur et le dessous orangé vif. Le bec en forme de poignard est spécialement adapté pour la capture du poisson. Taille de 16-17 cm.

Répartition en Wallonie
Le martin pêcheur est susceptible d’être rencontré partout en Wallonie pourvu qu’il dispose de rivières riches en poissons, de qualité biologiques satisfaisantes et de berges naturelles pour se reproduire.
Particulièrement sensibles aux périodes de gel prolongé, les populations de martin pêcheur sont soumises à des fluctuations naturelles très importantes. Suivant les années la population wallonne peut donc varier de 150 couples à 300-400.

Espèce sédentaire et piscivore
Le martin pêcheur est sédentaire et reste toute l’année sur son territoire. Il se nourrit exclusivement de petits poissons (max 7 cm) qu’il capture depuis un poste d’affût.

Terrier sous la prairie
Souvent le martin pêcheur choisit de construire son nid dans une berge argileuse d’une prairie bordant un cours d’eau.
Voilà pourquoi des prairies rivulaires ont été parfois désignées en Natura 2000 pour le martin pêcheur.
Le nid est une galerie légèrement inclinée de 35 à 90 cm de long, creusée dans une berge de profil vertical. Le terrier est creusé par le couple, à l’aide du bec et des pattes. Au fond du terrier la femelle pond en général 7 œufs. Il peut y avoir 2-3 pontes/an.

Menaces sur l’espèce
L’espèce est particulièrement sensible aux pollutions des cours d’eau. La diminution progressive du nombre de berge naturelle limite les possibilités de nidification. Il existe aussi  un risque de dégradation de certaines berges par le piétinement du bétail. La pratique massive du kayak peut aussi être un facteur de dérangement.

Objectifs de gestion Natura 2000
- Maintien du caractère naturel des berges et du lit des cours d’eau
- Maintien d’une bonne biomasse en poissons de petite taille et partant d’une bonne qualité des eaux
- Limiter l’accès du bétail aux berges dans les zones à risque d’effondrement
- Privilégier les prairies plutôt que les cultures sous labour au bord des cours d’eau
- Réglementer les pratiques du kayak dans les zones noyaux

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martre des pins

Famille : Omnivore à tendance carnivore de la famille des mustélidés.

Répartition géographique :  Elle est présente dans presque toute l'Europe, En Belgique est confinée au sud du sillon Sambre - Meuse.

Description : Longue de +/- 76 cm (40 à 55 cm de corps) pour 900 à 2300 gr. La fourrure est brun marron à brun grisâtre. Elle présente une tache pectorale blanchâtre irrégulière et simple sur le cou permet la distinction avec la fouine. La mâchoire adulte présente 38 dents. Les pieds présentent des pelotes digitales recouvertes de longs poils. La silhouette est plus élancée et plus souple que celle de la fouine.

Longévité : rarement plus de trois ans mais la longévité maximum est de 12 ans.

Habitât : C'est un animal typiquement forestier de grands massifs boisés (minimum 30 hectares) de futaies feuillues ou mixtes. Elle construit son gîte dans un creux ou une crevasse, son activité est partiellement diurne.

Reproduction : Le rut à lieu en juillet août pour une mise bas l'année suivante de mars à mai (nidation différée). Les portées comptent 2 à 7 jeunes pour une moyenne de 3 à 4. ils sont nidicoles et le sevrage se déroule vers un mois. La maturité sexuelle apparaît vers 2 ans.

Alimentation : Omnivore forestier, baie et fruits sec en été, carnassière en hiver et au printemps. Elle mange des oisillons et des rongeurs, des oeufs. C'est la prédatrice principale de l'écureuil dont elle égale l'agilité. La martre parcours chaque nuit 10 à 20 km autour de son gîte pour trouver sa nourriture (100 à 200 gr par jour) mais elle fuit l'homme.

Prédateurs : Le prédateur principal est l'homme.

Divers : elle est active du couché au levé du soleil, c'est une gymnaste qui se déplace tant sur le sol que d'arbres en arbres.

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MERLE NOIR


Chant ou cri ...

Famille : Passereau appartenant à la famille des Turtidés.

Répartition géographique : Présent partout en Europe. En Belgique il est principalement présent dans le centre du pays, un minimum en Flandre et dans les hautes fagnes. C'est un sédentaire, il migre seulement hors des régions à hiver rigoureux.

Description : Mâle et femelles ont un dimorphisme sexuel marqué : le mâle à le plumage noir et le bec jaune, la femelle (la merlette) à le plumage brun – gris à brun – foncé. Leur taille moyenne est de 25 cm.

Longévité : N-C.

Habitât : Il s'accommode à tous les biotopes, privilégiant principalement le milieu urbain, il vit en bonne relation avec l'homme. Ailleurs, il s'accommode des bosquets, parcs, jardins et bocages.

Reproduction : le merle produit 2 à 3 pontes de 4 à 6 œufs verts une fois par an. Le début des amours se situe en mars. La couvaison dure 14 jours. Les jeunes sont indépendants à l'âge d'un mois. La mortalité est importante.

Alimentation : le merle est omnivore, il se nourrit de baies, insectes, mollusques, vers, mie de pains, …

Prédateurs : le principale prédateur à l'heure actuelle est le chat, les rapaces et les corneilles noirs, les mustélidés (martres, fouines) font partie des prédateurs principaux, le hérisson et le blaireau sont des prédateurs opportunistes en s'attaquant aux  œufs ou aux oisillons tombés du nids.

Divers : la population est estimée en 2001 à 540.000 couples nicheurs, cependant la population globale est en constante diminution. La prédation par les chats Errants est l'hypothèse la plus couramment avancée.

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Milan noir

Taille : 55 à 60 cm

Envergure : 135 à 155 cm

Poids : 650 à 950 g

Longévité : +/- 23 ans

Espèce présente en Belgique et en France  à l'état sauvage.

Il est nicheur. Migrateur. Hivernant rare. Il est bien sûr une espèce protégée.

Identification : Brun roux strié de noir, tire sur le gris à la poitrine et sur le roux au bas-ventre et aux culottes. Le dessus est d'un brun sombre assez uniforme. Les rémiges   et les rectrices  sont brun- noir. La Il est en réalité d'un brun assez uniforme. La tête est blanc brunâtre strié de brun. Le dessous, queue est fourchue mais nettement moins que celle du milan royal. Le bec est noir, l la cire et les pattes sont jaunes

Habitât : L’espèce peut être observée dans nombreux types d'habitat. Néanmoins, sa préférence va aux vallées de montagnes et aux terrains bas. Le site choisi doit tenir compte de deux impératifs : premièrement, la présence de grands arbres ou d'escarpements rocheux favorables à la nidification ; deuxièmement la proximité de cours d'eau, de lacs ou d'étangs qui sont nécessaires à son approvisionnement et à son alimentation. Le milan noir peut également  stationner en  bordures des villes.

Répartition : son aire de répartition est particulièrement vaste. Il occupe pratiquement toutes les régions tropicales et tempérées de l'Ancien Monde : Eurasie, Afrique et même l'Australie.
Comportements : Il est migrateur. Le milan noir est de retour de son site hivernal au sud du Sahara à la mi-mars. Il ne reste en France guère plus que le temps de se reproduire, soit environ 4 mois. Dès son arrivée, il entame avec sa partenaire le vol nuptial : vrilles, piqués vertigineux sur son conjoint qu'il évite au dernier moment, remontées en chandelle, chutes en feuille morte, les serres accrochées à celles de sa partenaire, sont autant d'évolutions qu'il accomplit pour séduire . Son cri modulable est une sorte de sifflement tremblé.
 Son vol est plus léger que celui de la buse, ses ailes sont coudées, sa queue est assez longue, et légèrement échancrée.
Nidification : Le milan noir construit son aire dans les grands arbres, surtout dans les bois riverains des lacs, mais aussi en pleine campagne. Le nid est constitué de branchages et l'intérieur est rempli de chiffons, de papiers, de détritus. Il arrive fréquemment que l'on compte plusieurs dizaines de nids relativement proches formant ainsi de véritables colonies Fin Avril, la femelle pond 2 à 3 œufs dont l'incubation dure 32 jours. Elle ne quitte pas le nid tandis que le mâle est chargé du ravitaillement. Les juvéniles s'envolent au bout de 6 semaines.

Le milan noir n'est pas un grand chasseur, c'est pourquoi il se nourrit d'animaux morts ou blessés. Il consomme des poissons malades ou morts, des charognes, des petits mammifères, des batraciens, des mollusques, des insectes et des oiseaux, notamment les poussins dans les poulaillers, mais aussi ceux des canards qui vivent sur les mares qu'il fréquente, ainsi que ceux des oiseaux sauvages.

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MILAN ROYAL

Identification
Le milan royal est un rapace de grande taille facile à observer car il passe de longs moments à planer de manière nonchalante au-dessus des campagnes agricoles, avec sa queue fourchue caractéristique. Il est facilement identifiable. Le plumage présente des couleurs à dominances brun roux.
Longueur 60 cm, envergure d' 1 m 45.

Répartition en Wallonie
Le
milan royal niche sur la façade sud est de la Belgique : cantons de l'est, l'Ardenne et la Lorraine Belge.
En migration, on peut le rencontrer dans d'autres régions agricoles.
Le milan royal est une espèce pratiquement endémique à l'Europe de l'ouest et ses populations sont en diminution en de nombreux endroits.
La population wallonne est estimée à +/- 75 couples en Wallonie dont 50 couples rien que pour les cantons de l'est.

hivernage dans le bassin méditerranéen
Le
milan royal est un migrateur de moyenne distance.
Il passe l'hiver en Afrique du nord, en Tunisie, en Espagne.
Il nous quitte en octobre et revient tôt en février mars pour entamer sa nidification.

la région agricole herbagère est son domaine vital
En Wallonie, l'habitat de reproduction du milan royal comprend des paysages ouverts majoritairement composés de prairies pâturées et de prairies fauchées alternant avec des éléments du bocage (bosquets, haies).
Il installe généralement son nid en bordure des massifs forestiers.

comportement et régime alimentaire
Le milan royal est une espèce charognarde, c'est à dire se nourrissant d'animaux morts.
Il recherche sa nourriture principalement dans les milieux constitués de prairies. Son régime alimentaire est très varié et comprend des oiseaux, des mammifères (principalement des rongeurs, de jeunes lièvres ou lapins), des batraciens, des insectes.
Il est particulièrement attiré par les prairies fauchées récemment pour manger tous les animaux victimes de la faucheuse.

Menaces sur l’espèce
La perte de ces habitats constitue un risque : disparition des prairies au profit de l'urbanisation, de plantation de sapins de Noël, de terre à maïs, ...
Disparition des éléments du bocage (arbres isolés, haies, bosquets).
L'espèce est sensible aussi à l'excès de produits phytos, aux dérangements des nichées.
Chaque année, des individus se font électrocuter sur des lignes à haute tension.

Objectifs de gestion Natura 2000
- Préserver l'existence et la quiétude des sites à proximité des nids

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Moineau domestique


Chant ou cri ...

Famille : Passéridés

Répartition géographique : Le Moineau domestique couvre pratiquement toute l’Europe de même que le Nord de l’Afrique, Il a été introduit en Amérique du Nord. Il vit dans toutes sortes de zones modifiées par les humains, telles que les fermes, les zones résidentielles et urbaines. Il évite les forêts, les déserts et les zones herbeuses.

Description : Espèce connue de tous, le Moineau domestique est en effet très familier à proximité des habitations. Ce n’est pas le cas d’une espèce proche, le Moineau friquet, qui recherche davantage les haies vives et les lisières forestières. Chez le Moineau domestique, le mâle possède des couleurs assez contrastées (brun et gris principalement) alors que les femelles et les jeunes sont plus ternes. Cette espèce doit son nom à sa forte prédilection envers les habitations humaines.  

Longévité : +/-13 ans

Habitât : Au mois de mars, le moineau domestique construit son nid. Il place son nid dans les endroits les plus variés, à hauteur respectable, dans une cavité. Son nid formé de paille, de feuilles, de laine, etc. est construit sous les tuiles des maisons, sur un lampadaire ou bien contre un pan de mur recouvert de lierre. Il peut occuper également les nichoirs et les nids d'hirondelle dont il n'hésite pas à expulser les locataires

Reproduction : La femelle pond de 3 à 8 œufs (22 mm X 15 mm) que les deux parents couvent durant 13 à 14 jours. Les jeunes éclos sont nourris d'abord de larves et d'insectes, puis, par la suite, en partie avec des graines ramollies dans le jabot. A 17 jours, les petits sont déjà capables de quitter le nid. Peu après, les parents nichent une nouvelle fois et ainsi quatre fois de suite.

Alimentation : Le Moineau domestique est avant tout un mangeur de graines, même si les insectes apportent une part non négligeable au régime alimentaire de l’espèce. Comme chez la plupart des espèces granivores (mangeurs de graines) de nos contrées, les jeunes sont en effet nourris grâce aux insectes capturés par les adultes.

Prédateurs : Le moineau domestique est la proie des rapaces, mais aussi des chats et des chiens, des ratons laveurs et des serpents. Chez nous, cette espèce souffre d’un déclin généralisé et certains villages et villes sont entièrement désertés. Bien que toutes les causes ne soient pas identifiées, il semble que la diminution des cavités et le statut précaire des populations d’insectes (notamment lié à l’utilisation d’insecticides) jouent un rôle majeur.

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PIE-GRIÈCHE ÉCORCHEUR


Protégeons nos Oiseaux
Éditions Région Wallonne Duculot

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Identification
La pie-grièche écorcheur est un oiseau de la taille d’un merle (17 cm) dont le mâle est  facilement identifiable par le large bandeau noir qui traverse l’œil et un bec légèrement crochu.
En vol, les couleurs noires et blanches de la queue sont bien visibles.

Répartition en Wallonie
La pie-grièche écorcheur se reproduit principalement dans les zones agricoles de Fagne Famenne et en région jurassique.
On l’observe aussi un peu en Ardenne et plus exceptionnellement en condroz.

Statut de l’espèce
La pie-grièche écorcheur est en déclin dans la plupart des pays d'Europe occidentale. La population wallonne compte encore 2000 couples ce qui représente une fraction non négligeable de la population européenne.

Une espèce migratrice
La pie-grièche écorcheur est une espèce migratrice qui ne séjourne que 4 mois/an en Belgique. Elle revient début mai de ces quartiers d’hiver en Afrique noire et nous quitte déjà fin août.

La prairie est son habitat de prédilection
La prairie constitue son cadre de vie, elle a besoin de haies ou buissons environnants pour installer son nid.
Elle capture de gros insectes dans les pâtures, en conséquence les prairies à foin riches en insectes (bourdon, sauterelles, coléoptères) sont particulièrement recherchées.
Elle chasse à l’affût à partir de postes privilégiés comme les piquets de clôtures. On l’observe aussi souvent posée au sommet des haies.

Menaces pour l’espèce
La principale menace est la dégradation de son habitat, elle a besoin d’un réseau de haie encore bien structuré.
La régression des superficies d’herbe destinées à la production de foin limite l’offre de son habitat de prédilection.

Objectifs de gestion Natura 2000
- Maintenir le caractère ouvert des milieux concernés (recouvrement arboré < 30 %) 
- Maintenir le réseau des haies existantes et en assurer l’entretien
- Encourager la fenaison des prairies concernées
- Encourager une fertilisation organique à base de fumier ou compost, favorables aux insectes

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PIE-GRIÈCHE GRISE


Protégeons nos Oiseaux
Éditions Région Wallonne Duculot

Identification
La pie-grièche grise est la plus grande des pies-grièches européennes : de la taille d'un merle, elle a des allures de petit rapace.  Le plumage apparaît contrasté blanc et noir.. La tête est barrée d’un bandeau noir qui traverse l’œil et rejoint la base du bec. Mâles et femelles présentent le même plumage.

Répartition en Wallonie
La pie-grièche grise niche en Fagne Famenne, Ardenne et Lorraine voire occasionnellement dans le Condroz.

Statut de l’espèce
L’espèce est en régression dans toute l’Europe : la région wallonne n’échappe pas à la règle, il reste environ 120-160 couples en Wallonie. L’hiver, les effectifs sont augmentés par des individus d’origine nordique.

Une espèce sédentaire
Contrairement à la pie-grièche écorcheur, nos pies-grièches grises sont sédentaires. Elles entament relativement tôt leur reproduction dès février mars. Elle niche préférentiellement dans un arbre isolé, le nid est souvent flanqué dans une boule de gui.

Un grand territoire (25 à 100 ha/ couple)
Si la pie-grièche écorcheur se contente d’un petit territoire, il n’en va pas de même pour la pie grièche grise, elle a besoin de grands espaces ouverts (25 à 100 ha pour un couple) composés de prairies pâturées, de prairies fauchées mais aussi de petites parcelles cultivées. Les habitats doivent comprendre de nombreux postes d’affût : la présence de quelques arbres isolés (chêne, épicéa, peuplier, arbres fruitiers) paraît indispensable.

Les fils et poteaux électriques sont particulièrement appréciés lorsque les arbres isolés font défaut.

Nourriture
La pie-grièche grise consomme un grand nombre de campagnols et se révèlent être une alliée précieuse pour la régulation des rongeurs en agriculture . Elle consomme aussi des insectes.

Menaces pour l’espèce
La perte d’hétérogénéité de son milieu
La disparition des arbres isolés, des vergers
La diminution des superficies réservées aux prairies à foin

Objectifs de gestion Natura 2000
-
Maintenir les arbres isolés et les réseaux de haies libres élevées
- Maintenir les vieux vergers
- Maintenir le régime hydrique des parcelles
- Maintenir un % de prairies à foin suffisant dans les sites favorables à la pie-grièche grise
- Réaliser les entretiens des haies entre le 1er septembre et le 1er mars
- Encourager une fertilisation organique à base de fumier et compost

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Le Pigeon Ramier ou Palombe comme dit en France


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Fréquemment observé dans les parcs et les jardins, le ramier est plus farouche que le biset et s'envole à distance. De grandes troupes se forment à l'automne et en hiver. À la campagne, les agriculteurs considèrent le ramier comme un oiseau nuisible en hiver et au printemps car il fait des dégâts dans les champs de colza, de céréales et d'autres cultures (choux, trèfle, pois). Craintif en raison la chasse qui lui est faite comme oiseau gibier, le ramier est bien plus confiant en ville, où il marche sur les pelouses des parcs.

Ses goûts éclectiques en ce qui concerne la nourriture, le perchoir et le lieu de nidification lui permettent de s'adapter très rapidement.

Le ramier est un visiteur fréquent et familier des jardins, se nourrissant principalement à terre dans les pelouses, près des mangeoires, où il ramasse les graines ou les noisettes tombées. Au printemps, il lui arrive de fourrager dans le feuillage, où il se nourrit de bourgeons et de fleurs.

Leur bec fait office de paille. Les columbidés enfoncent le bec dans l'eau et aspirent, alors que les autres oiseaux le redressent à chaque gorgée pour avaler.

Les ramiers pondent à tout moment de l'année, ce qui entraîne la prolifération de l'espèce. Il construit son nid et couve même au milieu de l'hiver, bien que la période principale de couvaison reste de juin à septembre. Le ramier nourrit ses petits avec le « lait de pigeon », production du jabot riche en protéines et en graisse, ce qui lui permet de se reproduire en toutes saisons. La plupart des autres oiseaux des parcs et des jardins alimentent leurs petits avec des insectes saisonniers.

Son habitat est très répandu dans nos régions. Campagne ouverte de tout type, à condition d'être parsemée de quelques arbres.

Période de nidification : avril à septembre.

Nombre de couvaisons : deux à trois couvées, selon la quantité de nourriture disponible.

Nombre d'œufs : 2 œufs blancs.

Incubation : 17 jours (2 sexes).

Nid : Le pigeon ramier niche dans les rangées d'arbres de toutes les essences, dans les nids de corneille abandonnés et les nids d'écureuil, parfois à même sur le sol ou sur les rebords de bâtiments urbains. Le nid rudimentaire est composé de quelques branches laissant deviner les œufs. Les matériaux sont cassés ou pris à terre. Les œufs sont visibles à travers le nid. Si celui-ci sert plusieurs fois, il devient volumineux.

Type de nichoir : N'utilise pas les nichoirs.

Envol : 20 à 35 jours.

Émancipation : 42 jours environ.

Taux de survie : 64 %

Migration : Migrateur hivernant en Belgique

Le pigeon ramier se nourrit de légumineuses comme pois, choux, colza, navets, rutabagas. Il mange également des glands, les fruits du sureau et de l'aubépine, des graines d'autres plantes sauvages, des vers et des insectes. En hiver, le ramier mange les baies de lierre. Il avale également des graviers : ceux-ci lui servent à broyer les aliments dans le gésier.

Mangeoires : Le pigeon ramier visite rarement les mangeoires où il prend cependant du pain, des graines et des épluchures de légumes. Il se nourrit souvent au sol, en dessous et sur les mangeoires, picorant les graines tombées à terre. On le voit plus souvent boire dans une petite pièce d'eau ou une baignoire pour oiseau.

État des populations : Le pigeon ramier migrateur est menacé de disparition du fait de la chasse effrénée dont il fait l'objet en octobre.

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RALE DES GENETS


Les oiseaux d'Europe
Éditions France Loisirs

Identification
Appartenant à l’ordre des Galliformes,  le râle des genêts est un oiseau relativement petit. On pourrait le comparer à un poussin de basse-cour de 3-4 semaines.
La présence de l’espèce est détectée par le chant, émis surtout au crépuscule  et durant la nuit. Le plumage mélange les tons gris, noirs et  bruns.

Répartition en Wallonie
Le râle des genêts est complètement dépendant de l’espace agricole. Les données proviennent essentiellement des prairies maigres de Fagne et de Famenne. Des chanteurs peuvent néanmoins être observés dans d’autres régions de Wallonie, Condroz namurois, Gaume…
Le nombre de chanteurs est fort variable d’une année à l’autre. Le calendrier des fenaisons est un des paramètres essentiels pour expliquer l’état de conservation des populations de Râle des genêts.

Espèce migratrice
Le râle des genêts est un oiseau migrateur : période de présence sur nos sites de reproduction : du 15 mai au 1er septembre. Les principaux quartiers d’hivernage connus de l’espèce sont situés en Afrique du sud.

Habitats en Wallonie
Les habitats principaux sont les prairies à foin de fonds de vallée. Le caractère humide de ces prairies semble favorisé le cantonnement des râles. La hauteur des herbages doit être proche de 30 cm lorsque les migrateurs nous reviennent d’Afrique.
Autre facteur important, le fourrage ne doit pas être trop dense pour permettre aux râles de circuler entre les tiges.
Les prairies pâturées ne sont pas fréquentées par le râle des genets

Comportement
A la mi-mai, les premiers mâles se cantonnent. Ils chantent principalement la nuit, pour attirer les femelles et pour défendre un territoire. Une tendance à l’agrégation des mâles chanteurs existe sur les sites favorables.
Le régime alimentaire du râle de genêts est essentiellement omnivore mais comprend aussi bon nombre d’invertébrés (insectes, mollusques, vers de terre…). Il consomme occasionnellement des plantes, des jeunes batraciens, …

Menaces sur l’espèce
L’espèce est particulièrement sensible à l’avancement des périodes de fauche.
Les conditions d’hivernage en Afrique et le parcours migratoire semé d’embûches déciment une partie de la population de râle.

Objectifs de gestion Natura 2000
- L
orsque la présence de l’espèce est constatée, maintenir une couverture herbacée haute sur une portion de la parcelle
- Maintien de la diversité floristique et, dans une moindre mesure, de la diversité entomologique des parcelles concernées
- Maintien du régime hydrique des parcelles concernées par l’habitat de l’espèce
- Mise en place, en collaboration avec les agriculteurs de méthodes de fauche favorables à la conservation de l’espèce (fauche centrifuge, bande refuge, maintien de portions de parcelles non fauchées)

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renard roux


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Famille : Carnivore de la famille des canidés

Répartition géographique :  les espèces de renards ont colonisés la planète, le renard roux est les carnivore le plus commun en Europe, du nord de l'Afrique au cercle polaire et en Europe de l'est.

Description : long de 110 cm en moyenne (la femelle est un peu plus petite), il porte une queue épaisse d'environ 45 à 50 cm et une hauteur de 35 à 40 cm au garrot, c'est un digitigrade présentant 5 doigts à l'avant et 4 à l'arrière, sa fourrure va du roux vif au roux décoloré avec un aspect charbonné sur les membres. Le ventre est blanchâtre. La génétique du renard sauvage à été polluée par des relâchés illégaux de renards d'élevages de moindre qualité. Sa mâchoire possède 42 dents , les crocs sont longs et recourbés, les crocs supérieurs sont plus longs que les inférieurs.

Longévité : La longévité sauvage est de l'ordre de 5 ans, mais ils peuvent atteindre facilement 10 à 12 ans.

Habitât : Il s'est adapté à tout les milieux, aussi bien les bois que les plaines ou les régions montagneuses. Le gaspi de nourriture et l'élevage de volaille le pousse à côtoyer l'homme jusque dans le centre des grandes villes. Il est solitaire, sont territoire oscille entre 10 et 2000 hectares suivant les concentrations en individus. Le renard creuse des terriers pour la

Reproduction : la reproduction débute en décembre pour se terminer en mai. Le mâle est polygame. La femelle est mature à l'âge de 9 mois, sa gestation est de 52 jours, produisant 3 à 8 jeunes nidicoles qui naissent au terrier. Le sevrage intervient vers 7 semaines (progressif de la troisième à la neuvième) et la dissolution du foyer par la mère s'opère vers 4 mois, chaque jeune se déplaçant à la recherche d'un nouveau territoire.

Alimentation : Il est omnivore, mange des rongeurs, du gibier, des volailles d'élevage, des œufs, des grenouilles et des poissons, des fruits dans les vergers, des insectes, des restes de repas humains dans les poubelles. C'est un chasseur opportuniste d'affût ou d'approche. La prédation est importante, spécialement dans les jeunes d'autres espèces, pouvant causés de nombreux dégâts en état de surpopulation

Prédateurs : Situé en haut de la chaîne alimentaire, le prédateur principal est l'homme.

Divers : En Belgique, le renard est porteur d'une maladie appelée Ecchinoccocose, due à un vers plat présent dans son intestin. Elle est transmissible à l'homme et peut causé des hépatites. 50% des renards sont porteurs en région luxembourgeoise et liégeoise. 17 % dans la région du hainaut. Pour s'en protéger, il convient de cuire les aliments et de bien laver les fruits, spécialement à hauteur des matière fécales de l'animal. Il convient aussi de vermifuger fréquemment les chiens vivant en zone rurale.

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TARIER DES PRÉS


Les oiseaux d'Europe
Éditions France Loisirs

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Identification: Le tarier des prés comme l’indique son nom est un petit passereau insectivore qui fréquente les prairies. Le plumage du mâle mélange les couleurs noires et roux orangé. Un large sourcil blanc barre la tête.

Répartition en Wallonie: Le tarier des prés a connu un important déclin dans les années 70-80. Actuellement, les dernières populations du tarier des prés sont localisées en Ardenne liégeoise orientale, dans le sud de l’Ardenne luxembourgeoise (vallée de la Sûre) et en Lorraine (essentiellement  dans le bassin de la Semois). Il reste 200 à 300 couples en Wallonie.

Espèce migratrice: Le tarier des prés est une espèce migratrice qui revient chez nous vers la fin avril. Il nous quitte fin août. Ses quartiers d’hivernage se situent essentiellement en Afrique sub-sahélienne.

Habitats en Wallonie: La présence du tarier des prés en Région wallonne est conditionnée par la présence de prairies alluviales riches en espèces végétales, hébergeant de nombreux insectes. Ces prairies sont fauchées tardivement, pâturées faiblement ou tout simplement abandonnées par l’agriculture.
Il a besoin de piquets de clôture comme poste d’affût de chasse.

Menaces sur l’espèce: L’amélioration des technologies et du machinisme agricole, l’apparition de nouvelles pratiques de production comme l’ensilage d’herbe, la plantation des fonds de vallées, le morcellement des habitats ont conduit à la raréfaction de l’espèce.
A quoi s’ajoute, l’augmentation du nombre de corvidés et de sangliers (ils détruisent les nichées au sol) mais aussi des problèmes de sécheresse dans les zones d’hivernage en Afrique.

Objectifs de gestion Natura 2000

- Maintien du caractère herbager et ouvert des milieux concernés
- Maintien du régime de fauche très tardif suivi d’un pâturage éventuel du regain après le 1er juillet
- Maintien de la diversité floristique et en insecte des parcelles
- Restauration de certains habitats favorables
- Maintenir quelques possibilités de perchoirs  pour l’espèce : clôtures, arbustes bas…
- Maintenir des bandes herbeuses, talus, fossés et accotements sans fauche printanière sauf pour raisons de sécurité

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La tortue de Floride ou tortue à tempes rouges

Règne: Animalia

Poids adulte: 2 à 3 kg

Embranchement: Chordata

Taille: Jusqu’à 40 cm !!

Sous-embranchement: Vertebrata

Durée de vie: 30 à 50 ans

Ordre: Reptilia

Maturité sexuelle: 2 à 5ans

Famille: Testudines

Pontes: 1 à 3 par an

Genre: Emydidae

Incubation: 60 à 80 jours

Espèce: Trachemys - Trachemys scripta

Œufs: 5 à 20 par ponte


Tortue aquatique principalement issue, comme son nom l’indique, de Floride (Sud des Etats-Unis), cette tortue à trouve son habitat naturel dans les lacs, étangs et marécages du Mississipi ; de l’Illinois jusqu’au golfe du Mexique.

Ses représentantes appartiennent à une quinzaine de sous-espèces différentes, parmi lesquelles on retrouve la Pseudemis sricpta elegans, principale victime d’exportations massives vers nos aquariums occidentaux, et plus préoccupant à l’heure actuelle, vers nos rivières et sources d’eaux douces.

Comment la reconnaître ?
La tortue de Floride est aisément reconnaissable. Comme toutes les tortues aquatiques, elle possède des pattes palmées, lui permettant de se mouvoir plus facilement dans l’eau.
La couleur de sa dossière est dans la grande majorité des cas vert olive, et son plastron est de couleur jaunâtre.

La caractéristique majeure de cette sous-espèce est la présence de deux bandes rouges-orangées au niveau des tempes.

Mâle ou femelle
En règle générale, la différenciation mâle-femelle peut se faire assez aisément. Il suffit juste de retenir les trois points suivants :
1. Les Griffes : Le mâle possède au niveau de ses pattes des griffes courbées et plus longues que chez la femelle.
2. Le plastron : Le mâle possède un plastron plutôt concave, tandis que celui de la femelle est plutôt plat à convexe.
3. La queue : Le mâle possède une queue plus volumineuse que la femelle, et l’ouverture cloacale est plus éloignée de sa base chez les mâles.

Régime alimentaire…
Les tortues de Floride sont des reptiles opportunistes à tendance carnivore.
Dans leur milieu naturel, elles vont pouvoir manger des poissons, des crustacés, des insectes
Adulte, elles peuvent avaler jusqu’à 35% de végétaux, contre 10 % pour les juvéniles.

Et l’hiver ?
Comme beaucoup d’autres espèces de chéloniens, la tortue à tempes rouges va passer son hiver en hibernation. Cette période s’étend environ de novembre à mars.
Si elle vit en milieu extérieur, la tortue va s’enfoncer dans la vase du fond des cours d’eau.
Les signes de préparation à l’hibernation sont une baisse d’appétit, voire une anorexie, un état somnolent, et une volonté de s’isoler et s’enterrer.

La reproduction
Après la période d’accouplement étalée de mars à juin, c'est-à-dire juste après l’hibernation, les femelles vont, aux alentours du mois de juillet, se mettre à creuser de petits trous dans le sol, sur une surface sablonneuse et ensoleillée ou dans la vase, afin de pouvoir y déposer leurs pontes.
Les éclosions auront ainsi lieu au bout de 2 mois à 2 mois et demi, et les jeunes se dirigeront tout naturellement directement vers l’eau.

La détention en captivité
La tortue de Floride fait preuve, depuis les années 60, d’un engouement particulièrement impressionnant.
Afin de répondre au marché sans cesse croissant développé par des vendeurs peu scrupuleux, des millions de bébés tortues sont ainsi prélevés dans leur milieu naturel, avec pour conséquence inévitable une raréfaction de leur existence dans leur pays d’origine.
Parmi les millions de bébés tortues pas plus grands qu’une pièce de monnaie achetés pour faire plaisir aux enfants, la majorité sont morts faute de soins appropriés.
En ce qui concerne les survivants, la plupart ayant atteint une taille et une vivacité trop élevées, ainsi qu’une odeur et des contraintes de nettoyage importants, ils ont tout simplement été relâchés dans a nature… Européenne. « Elles seront tellement mieux en liberté »…
Les dommages causés à la faune et à la flore autochtones (Grèbe huppé, Cistude d’Europe, nombreux batraciens,…) sont très importants, au point de menacer sévèrement la survie de certaines espèces incapables de rivaliser avec ces tortues relativement agressives.
Diverses mesures ont été prises afin de conscientiser le citoyen à ne plus agir de la sorte ainsi que pour essayer de réparer les dégâts causés par l’insouciance humaine.

En Europe, l’espèce est non protégée
Le commerce de Trachemys scripta elegans est interdit dans l'Union européenne depuis novembre 1997 en application du Règlement CE 2551/97du 15 décembre 1997. Des interdictions plus sévères ont été prises en Allemagne. Le commerce de la Tortue à joues jaunes est permis, comme celui de nombreuses autres espèces non protégées par la convention de Washington. Par contre, les tortues européennes, terrestres et aquatiques, sont protégées par la directive Faune-Flore-Habitats 92/43 et leur commerce interdit.
En Belgique et en Wallonie, l'espèce est visée par l'AGW du 29 novembre 1990 interdisant l'introduction d'espèces exotiques en Wallonie. Un arrêté d'application du Décret dit "Natura 2000" confirmera cette disposition.
Enfin, des centres de récupérations ont été ouverts au public, limitant ainsi considérablement les mises en liberté sauvages.

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Marie Christiaens
Equipe Vétérinaires du Centre

La Tortue terrestre

La tortue terrestre est également appelée « tortue de terre » ou encore « tortue de jardin ».

La tortue appartient à la classe des reptiles.

L’ordre des Chéloniens regroupe 13 familles de tortues marines, d’eau douce et terrestres et environ 300 espèces.

Toutes les tortues terrestres appartiennent au sous-ordre des Cryptodires, c’est-à-dire aux tortues qui rétractent leur cou sous leur carapace en le courbant en forme de S.

La tortue terrestre habite tous les continents. Elle peut vivre en milieu tropical, en zone aride et même désertique.

Les tortues terrestres ont toutes en commun une alimentation quasiment végétarienne (phytophage).

En liberté, elles sont herbivores, frugivores et folivores. Donc, leur alimentation est polyvalente puisqu’elles se nourrissent autant de feuilles, d’herbes, de fleurs, de fruits ou de racines.

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Vanneau huppé

FAMILLE : Scolopacidés

RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : En hiver, il se rassemble en groupes importants et se déplace vers le Sud et l’Ouest. Il est un migrateur partiel. Le Vanneau huppé est présent dans nos contrées toute l’année. Cependant on le remarque plus facilement en hiver lors de ses grands rassemblements.
DESCRIPTION : Avec ses hautes pattes (il fait partie des échassiers), sa huppe bien marquée et ses plumes blanches et noires, le Vanneau huppé peut être difficilement être confondu avec d’autres oiseaux. Les poussins sont par contre très différents et leurs couleurs panachées les rendent invisibles après l’envol des adultes.

LONGÉVITÉ : +/- 23 ans
Habitât : Le Vanneau niche chez nous la plupart du temps dans les cultures comme des champs labourés à proximités de zones humides. Près du nid, les oiseaux font des acrobaties aériennes modifiant leur trajectoire pour écarter le prédateur du nid

REPRODUCTION : le nid de l’oiseau est une simple cavité sur le sol un peu rehaussée permettant un regard rapide aux alentours. Le mâle fait plusieurs nids et la femelle choisis. Elle pond en général 4 œufs de couleur chamois mouchetés de sombre. L’incubation est de 4 semaines et la couvaison est assurée par la femelle et le mâle. La période de ponte est au mois de mi mars avril. Une possibilité de deuxième ponte peut avoir lieu en mai juin.

ALIMENTATION : La recherche de nourriture est typique à cet oiseau. Il court rapidement puis s’arrête pour déloger un ver ou larve. L’endroit ou il se nourrit est variée, prairie, cultures, littoral et autres zones humides. Il peut se nourrir également de graines de pins et aussi d’autres graines herbacées

Prédateurs : Toujours à découvert, les vanneaux huppés sont très exposés aux prédateurs naturels : renards, faucons pèlerin, autours, etc. Deux moyens de défense les protègent. En toute saison ils vivent en société de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d'individus. « L'union fait la force » La vigilance à plusieurs est plus efficace. D'autre part, la forme large et arrondie de leurs ailes leur confère une capacité de manœuvre inouïe en vol ; les changements de trajectoire peuvent être exécutés à une folle cadence. Cette faculté n'est pas à la portée du faucon pèlerin comme le vol rectiligne du pigeon ramier ou même celui très rapide de l'hirondelle.

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